Un arbitre de basket signale une reprise de dribble, les deux mains battant alternativement de haut en bas

Lexique du basket : les termes et leur nom officiel

Chaque terme de basket, sa définition, et le mot qu'emploie vraiment le règlement FFBB avec son article. Plus les fautes qui changent au 1er octobre 2026.

· 19 min

Lexique du basket : le vocabulaire à connaître

Le vocabulaire du basket se répartit en trois registres. Le règlement FIBA, traduit par la FFBB, fixe les termes d’arbitrage : marcher, reprise de dribble, zone restrictive. Le Journal officiel du 6 juin 2026 francise les anglicismes : smash, contre, allez-hop. Le reste, meneur, raquette, alley-oop, relève de l’usage de gymnase.

Ces trois registres ne se parlent pas. L’arbitre siffle une reprise de dribble, le banc hurle au double dribble, et le commentateur dit que le joueur a repris son dribble. Même geste, trois mots, dont un seul figure dans un texte.

Le texte en question est le Règlement officiel de basketball 2024, approuvé par le Bureau central de la FIBA le 26 avril 2024 et traduit en français par la FFBB. Cent onze pages, applicables en France depuis le 21 septembre 2024. La liste du Journal officiel est beaucoup plus récente : le 6 juin 2026, la Commission d’enrichissement de la langue française y a publié vingt-deux entrées basket, élaborées avec l’aide de la FFBB. Leur usage est recommandé à tous et s’impose aux services de l’État. Dans les salles, personne ne les emploie.

Le troisième registre n’a aucune autorité derrière lui. C’est aussi le plus fourni et le seul que tout le monde parle. Il gagne d’ailleurs à peu près à chaque fois : pendant que la FIBA écrit « claquette au panier » à son article 15, le gymnase dit tip-in.

Le mot du terrain, le mot du règlement

Les écarts ci-dessous sont ceux qu’on entend le plus souvent en salle. Chacun a été vérifié dans le texte officiel français.

Le règlement FFBB ne connaît ni raquette ni arceau : il écrit zone restrictive (art. 2 et 26) et anneau (art. 16 et 31). La faute offensive y porte le nom de charge et le blocage celui d’obstruction, tous deux à l’article 33, tandis qu’un tenu devient un ballon retenu (art. 12).

Ce qu’on ditCe qu’écrit le texte officiel
double dribblereprise de dribbleart. 24, et signal de l’annexe A
il porte la balleporter de balleart. 24, et signal de l’annexe A
la raquettezone restrictiveart. 2 et 26
l’arceau, le cerclel’anneauart. 16 et 31
la planchele panneauart. 2 et 17
un tenuballon retenuart. 12
retour en zoneballon retournant en zone arrièreart. 30
le bonussanction de fautes d’équipeart. 41
sorti pour cinq fautesjoueur éliminéart. 40
faute offensivecharge (passage en force)art. 33
faute de blocageobstructionart. 33
il a flopésimuler d’avoir subi une fauteart. 33 et 36
les 24 secondeschronomètre des tirsart. 29
tip-inclaquette au panierart. 15
dunksmashJournal officiel du 6 juin 2026
alley-oopallez-hopJournal officiel du 6 juin 2026
buzzer beaterpanier à la sirèneJournal officiel du 6 juin 2026
money timeminutes en orJournal officiel du 6 juin 2026
play-offphase finaleJournal officiel du 6 juin 2026
MVPmeilleur joueur, meilleure joueuseJournal officiel du 6 juin 2026
trashtalkingprovocation verbaleJournal officiel du 6 juin 2026

L’expression « double dribble » n’apparaît pas une seule fois dans les cent onze pages de la version FFBB. Les arbitres travaillent avec deux intitulés séparés, reprise de dribble et porter de balle, tous deux rangés sous le chapeau « dribble irrégulier » dans les signaux de l’annexe A. Le détail des deux violations est dans la règle de la reprise de dribble.

Le smash est un joli sac de nœuds. À la place de dunk, la liste officielle recommande « smash », qu’elle définit ainsi : « Geste effectué par un joueur qui saute et rabat le ballon à l’intérieur du panier en exerçant une forte pression d’une ou des deux mains sur le cercle. » Or la traduction FFBB du règlement 2024 emploie les deux mots, sans les distinguer : « dunk au panier » à l’article 15, « après un smash » aux articles 16 et 36. Le résumé français des changements 2026 publié par la FIBA, lui, tranche pour dunk. Trois textes officiels, deux mots, aucune concertation. On peut dire ce qu’on veut, personne n’aura tort.

Les violations : le vocabulaire de l’arbitre

Une violation n’est pas une faute. Elle ne rapporte aucun lancer-franc, elle ne compte pas dans le total de fautes d’équipe, elle rend simplement le ballon à l’adversaire. La distinction structure toute la règle cinq du règlement.

Le goaltending, article 31, interdit de toucher le ballon quand il redescend vers le panier et se trouve tout entier au-dessus du niveau de l’anneau. Le jeu au pied volontaire relève, lui, de l’article 13, et ne vise que le contact délibéré : un ballon qui heurte un pied par accident ne se siffle pas.

Terme officielCe que dit le texteArt.
violationinfraction aux règles ; le ballon va à l’adversaire pour une remise en jeu au plus près de l’endroit de l’infraction22
joueur et ballon hors des limitesle responsable est le dernier à avoir touché le ballon ou à avoir été touché par lui avant la sortie23
dribbledéplacement d’un ballon vivant par un joueur qui le lance, le tape, le fait rouler ou rebondir24
reprise de dribbledribbler une seconde fois après avoir terminé le premier, sauf perte de contrôle entre les deux24
porter de balleplacer une partie de la main sous le ballon pour le porter ou le mettre en pause, puis redribbler24
fumblele ballon échappe maladroitement des mains puis le joueur en reprend le contrôle ; le texte français garde le mot anglais24
marcherdéplacement illégal d’un ou des deux pieds alors que le joueur tient un ballon vivant25
pied de pivotle pied maintenu à son point de contact pendant que l’autre se déplace25
3 secondesrester plus de trois secondes consécutives dans la zone restrictive adverse, son équipe contrôlant le ballon en zone avant26
joueur étroitement marquéun adversaire en position de défense légale et active à moins d’un mètre ; cinq secondes pour passer, tirer ou dribbler27
8 secondesdélai pour amener le ballon de la zone arrière à la zone avant28
chronomètre des tirsvingt-quatre secondes pour tenter un tir ; le ballon doit avoir quitté les mains avant le signal et toucher l’anneau ou entrer29
remise à 14 secondesaprès un rebond offensif sur l’anneau, ou une remise en jeu en zone avant29
ballon retournant en zone arrièreramener le ballon en zone arrière après l’avoir contrôlé en zone avant30
goaltendingtoucher le ballon entièrement au-dessus du niveau de l’anneau alors qu’il descend vers le panier, ou après qu’il a touché le panneau31
intervention illégale sur le paniertoucher le panier ou le panneau pendant que le ballon est en contact avec l’anneau, entre autres cas31
jeu au pied volontairefrapper ou bloquer délibérément le ballon du pied ou de la jambe ; le contact accidentel ne compte pas13
entre-deuxl’arbitre lance le ballon verticalement entre deux adversaires12
ballon retenudeux adversaires tiennent le ballon si fermement qu’aucun ne peut en prendre le contrôle sans rudesse excessive12
possession alternéeméthode qui remplace l’entre-deux par une remise en jeu, réglée par une flèche12

Une conséquence peu connue de l’article 29 : un tir qui ne touche rien, ce que tout le monde appelle un airball, devient une violation si le chronomètre des tirs expire pendant qu’il est en l’air. Le texte est explicite, il faut que le ballon touche l’anneau. Sur les autres tirs, un airball n’est rien du tout, et le tireur qui le récupère lui-même retrouve même le droit de dribbler. Les trois compteurs sont détaillés dans les règles des 24, 8 et 5 secondes, et les appuis dans la règle du marcher.

Autre piège de vocabulaire : l’entre-deux ne se pratique plus qu’au début du premier quart-temps. Toutes les autres situations d’entre-deux se règlent par la possession alternée, flèche à l’appui. Dire « il y a entre-deux » en cours de match reste courant, mais désigne une situation, pas un saut.

Qu’est-ce qui change pour les fautes au 1er octobre 2026 ?

Le 1er octobre 2026, la faute antisportive disparaît du règlement FIBA. Elle est remplacée par deux fautes distinctes, plus le découpage des fautes techniques en deux catégories. Tout lexique publié avant cette date et jamais repris devient faux ce jour-là.

Deux seuils chiffrés font le reste du barème : un joueur quitte définitivement le terrain à sa cinquième faute personnelle (art. 40), et une équipe entre dans la sanction de fautes d’équipe une fois ses quatre premières commises, si bien que c’est la cinquième qui ouvre des lancers francs (art. 41).

Terme officielCe que dit le texteArt.
fauteinfraction concernant un contact personnel illégal avec un adversaire et/ou un comportement antisportif32
principe du cylindrel’espace du cylindre imaginaire occupé par un joueur sur le terrain33
principe de la verticalitéchacun a droit à sa place et à l’espace au-dessus de lui quand il saute verticalement33
position légale de défensele défenseur fait face à l’adversaire et a les deux pieds au sol33
écranretarder ou empêcher un adversaire sans le ballon d’atteindre une position ; légal si le poseur est immobile et a les deux pieds au sol au moment du contact33
charge (passage en force)contact illégal en poussant ou en se déplaçant contre le torse de l’adversaire33
obstructioncontact illégal qui entrave ou ralentit la progression d’un adversaire33
tenircontact qui restreint la liberté de mouvement de l’adversaire33
pousserdéplacer ou tenter de déplacer par la force un adversaire, avec ou sans ballon33
marquage illégal par derrièrecontact personnel par derrière d’un défenseur sur un adversaire33
contrôle de la mainnom du signal pour le handchecking, mains ou bras maintenus au contact pour empêcher la progressionannexe A
jeu postéle principe de verticalité appliqué à l’attaquant et au défenseur en position postée33
simuler d’avoir subi une fauteaction ou gestes exagérément théâtraux pour laisser penser à une faute33 et 36
faute personnellecontact illégal avec un adversaire, que le ballon soit vivant ou mort34
faute sur remise en jeufaute d’un défenseur dans les deux dernières minutes du quatrième quart-temps ou d’une prolongation, ballon encore dehors ; un lancer-franc et la remise en jeu34
double fautedeux adversaires se commettent une faute l’un sur l’autre à peu près en même temps ; aucun lancer-franc35
faute techniquefaute de comportement ; scindée en catégories 1 et 2 au 1er octobre 202636
faute antisportiveen vigueur jusqu’au 30 septembre 2026 seulement37
faute disruptive (faute d’interruption du jeu)à compter du 1er octobre 2026 ; contact illégal qui perturbe le déroulement du jeu sans atteindre le niveau d’une faute flagrante37
faute flagranteà compter du 1er octobre 2026 ; contact qui viole l’esprit sportif et dépasse par sa gravité les limites d’une faute personnelle ou disruptive38
faute disqualifianteaction antisportive flagrante ; article 38 en 2024, article 39 dans l’édition 202638 puis 39
joueur éliminémembre d’équipe qui a commis cinq fautes et n’est plus autorisé à jouer40
sanction de fautes d’équipel’équipe y entre une fois ses quatre premières fautes commises : c’est la cinquième qui donne des lancers francs41
lancer-franctir accordé depuis derrière la ligne, à l’intérieur du demi-cercle, à lâcher dans les cinq secondes43

Le nom français de la nouvelle faute est piégeux. Le résumé publié par la FIBA en français, en juillet 2026, écrit « faute disruptive (faute d’interruption du jeu) », avec la parenthèse. Pas « faute perturbatrice », qui circule pourtant déjà. Deux fautes disruptives ne disqualifient pas de la rencontre ; deux fautes flagrantes, si. C’est tout l’objet de la réforme, qui juge disproportionné de traiter pareillement une faute tactique en transition et un coup porté.

Le choix du mot « flagrante » n’est pas innocent : la NBA sanctionne des flagrant fouls depuis des décennies, en distinguant à sa règle 12 le contact simplement « unnecessary » du contact « unnecessary and excessive », le second entraînant l’expulsion. La FIBA emprunte le mot sans reprendre le découpage en deux degrés. Les autres écarts entre les deux règlements sont dans la comparaison des règles NBA et FIBA, et le détail des sanctions dans les fautes personnelles et techniques.

Comment s’appellent les gestes techniques au basket ?

Cinq gestes ont un nom français officiel depuis juin 2026, deux ou trois figurent dans le règlement, tout le reste vit sans papiers. La colonne de droite dit lequel est lequel.

Depuis la liste du Journal officiel du 6 juin 2026, le block s’appelle contre, le side step pas de côté et le step back pas en arrière. Le règlement, lui, ne nomme que la claquette au panier (art. 15) et l’écran (art. 33) ; crossover, floater et fadeaway n’existent dans aucun texte.

GesteCe que c’estStatut du nom
smashsauter et rabattre le ballon dans le panier en exerçant une forte pression sur le cercleJournal officiel, au lieu de dunk
allez-hoppasse lobée au-dessus ou à proximité du panier à un coéquipier en suspensionJournal officiel, au lieu d’alley-oop
contredévier, voire capter le ballon lors d’un tir adverseJournal officiel, au lieu de block
pas de côtépas très rapide sur le côté en dribblant, pour créer une distance et tirerJournal officiel, au lieu de side step
pas en arrièremême chose vers l’arrièreJournal officiel, au lieu de step back
claquettetaper le ballon de la ou des mains en direction du panier adverserèglement, art. 15
pénétrationl’édition 2026 écrit « pénétrations vers le panier (drives) »règlement, art. 15
tir en suspensionl’édition 2026 écrit « tirs en suspension (jump shots) »règlement, art. 15
écranse placer immobile pour retarder un adversaire sans ballonrèglement, art. 33
pivotfaire tourner le corps sur un pied maintenu au solrèglement, art. 25
crossoverchangement de main du dribble devant soi, pour casser l’appui du défenseurusage, aucun texte
double pasles deux appuis autorisés après la fin du dribble, avant la dépose au panierusage, aucun texte
bras roulétir à une main, bras déroulé au-dessus de l’épaule, souvent dos au panierusage, aucun texte
floaterpetit tir haut et bombé, lâché avant l’arrivée du défenseur intérieurusage, aucun texte
fadeawaytir pris en se laissant tomber vers l’arrièreusage, aucun texte
hésitationralentissement du dribble destiné à figer le défenseurusage, aucun texte
spin movedemi-tour en dribble, dos au défenseurusage, aucun texte

Le mot « pivot » vaut à lui seul un avertissement. Dans le règlement, il ne désigne jamais un joueur. L’article 25 le définit comme « le mouvement légal d’un joueur qui tient un ballon vivant sur le terrain et qui déplace le même pied une ou plusieurs fois dans n’importe quelle direction alors que l’autre pied, appelé pied de pivot, est maintenu à son point de contact ». Le grand intérieur qu’on appelle pivot en France ne doit son nom qu’à l’usage. La confusion est entretenue par à peu près tous les lexiques en ligne, dont plusieurs le placent, en prime, près de son propre panier. Les rôles réels sont décrits dans les postes du meneur au pivot.

Pour les gestes de la colonne du bas, il n’existe pas de source à citer. Ce sont des noms d’atelier, transmis à l’entraînement, parfois traduits de l’anglais, parfois pas. Les gestes eux-mêmes se travaillent, et le geste compte plus que son nom : voir les bases du dribble et la technique du lay-up.

Postes, statistiques, argot : les mots que le règlement ignore

Il reste une catégorie entière de vocabulaire dont le règlement ne dit rien, et c’est la plus employée. Aucun poste n’y est nommé. Aucune statistique n’y est définie. L’article 4 se contente d’indiquer que cinq membres d’équipe doivent être sur le terrain.

Passe décisive, interception, pick and roll et airball ne figurent dans aucun article du règlement FIBA ; seule la contre-attaque y affleure, sous le nom de « transition (montée de balle) » à l’article 37. Le Journal officiel du 6 juin 2026 a francisé d’autres anglicismes du même registre : spacing devient espacement, trailer suiveur, corner coin.

TermeCe que c’estCe qu’en dit le règlement
meneur, arrière, ailier, ailier fortles quatre autres postes du cinq de départrien, aucun poste n’est nommé
cinq majeurles cinq joueurs qui commencent la rencontrel’art. 4 dit seulement que cinq membres doivent être sur le terrain
rebondrécupérer le ballon après un tir manquéle mot apparaît à l’art. 16, sans être défini nulle part
passe décisivepasse qui mène directement à un panierabsent
interceptionrécupérer une passe adverse avant sa cibleabsent
contre-attaqueremontée rapide du ballon après récupérationabsent ; l’art. 37 parle de « transition (montée de balle) »
défense de zone, défense individuelleles deux grandes familles défensivesabsentes
pick and rollécran sur porteur suivi d’une plongée du poseur vers le panierabsent
airballtir qui ne touche ni l’anneau ni le panneauabsent
briquetir franchement raté, généralement sur l’anneauabsent
double-double, triple-doubleau moins dix actions dans deux ou trois catégories statistiques du matchJournal officiel du 6 juin 2026
minutes en orderniers instants d’une rencontre au score serréJournal officiel, au lieu de money time
joueur décisif, joueuse décisivejoueur qui réussit les actions décisives en fin de rencontreJournal officiel, au lieu de clutch player
panier à la sirènepanier marqué au moment où retentit la sirène de fin de possession, de quart-temps ou de matchJournal officiel, au lieu de buzzer beater
panier décisif, panier de la victoirepanier de la sirène finale qui donne la victoireJournal officiel, au lieu de game winner
match des étoilesmatch réunissant une sélection des meilleurs joueurs, hors calendrier officielJournal officiel, au lieu d’all-star game
phase finalephase où s’affrontent les équipes qualifiées à l’issue de la phase initialeJournal officiel, au lieu de play-off
espacementoccuper le terrain dans toute sa largeur et sa profondeur pour étirer la défenseJournal officiel, au lieu de spacing
étirer la défense adversecontraindre l’adversaire à écarter ses lignes défensivesJournal officiel, au lieu de stretch
suiveur, suiveusejoueur qui suit le porteur dans le couloir central lors d’une attaque rapideJournal officiel, au lieu de trailer
coinespace situé à chacun des angles formés par les lignes à l’intérieur du terrainJournal officiel, au lieu de corner
provocation verbalepropos moqueur ou insultant destiné à déstabiliser un adversaireJournal officiel, au lieu de trashtalking

Le rebond est le cas le plus étonnant. C’est l’une des trois ou quatre actions les plus fréquentes d’un match, elle figure sur toutes les feuilles de statistiques du monde, et le règlement ne prend jamais la peine de la définir. Le mot n’y apparaît qu’en passant, à l’article 16, et dans l’expression « places de rebond pour lancer-franc » qui désigne les emplacements peints le long de la zone restrictive. Ce que le règlement ne définit pas, il ne le sanctionne pas non plus : il n’existe aucune faute de rebond. La technique, elle, s’apprend, et elle est décrite dans les techniques de rebond.

Reste la question qui fâche. Faut-il dire allez-hop ? L’État le recommande, la FFBB a participé à la liste, et l’usage s’imposera peut-être en vingt ans comme « courriel » s’est imposé. En attendant, sur un playground de Seine-Saint-Denis, personne ne dira jamais allez-hop, et ce n’est pas grave. Un lexique sert à comprendre ce qu’on entend, pas à corriger ceux qui le disent. La seule règle qui vaille : quand un arbitre lève le bras, c’est son vocabulaire à lui qui décide, et c’est celui des articles ci-dessus. Les dimensions et les tracés dont ils parlent sont dans le terrain aux normes FIBA et NBA.

Photo de Rédaction Basket93
Rédaction Basket93 Seine-Saint-Denis

On écrit sur le basket depuis la Seine-Saint-Denis, l'un des départements les plus denses de France en clubs et en licenciés. Ce qu'on explique, on l'a d'abord vérifié.

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