Le 26 juillet 2026, à Albi, Samuel Vessat a couru le 400 m en 44”24 et effacé un record de France vieux de dix-neuf ans. Deux ans plus tôt, il jouait arrière en NCAA Division II, à Jacksonville, et n’avait jamais disputé une course officielle. Ce portrait s’en tient à ce qui est attribuable à une source, et dit où les sources s’arrêtent.
Quelle est la taille de Samuel Vessat ?
Samuel Vessat mesure 1,93 m (6 pieds 4 pouces) pour environ 86 kg. La valeur vient de sa fiche de basketteur à Edward Waters University, qui l’inscrivait « 6-4, 190 » sur son effectif 2024-2025, et la base Eurobasket donne 193 cm et 86 kg. Aucune fiche d’athlétisme ne publie sa taille.
Le détail vaut d’être noté. Ni World Athletics, ni la Fédération française d’athlétisme, ni le roster de Purdue ne renseignent la case « taille » pour lui : les seules mesures publiques de Samuel Vessat sont celles d’un joueur de basket, prises quand il postulait à des minutes en Division II américaine. Sur un parquet, 1,93 m fait un arrière de gabarit classique, assez grand pour défendre sur deux postes, trop petit pour jouer dos au panier. Sur une piste de 400 m, le même gabarit détonne, puisque Wayde van Niekerk, recordman du monde de la distance, mesure 1,83 m. L’amplitude de foulée que Vessat doit au basket a une contrepartie, et il l’a payée en apprentissage.
En 2024, il ne savait pas encore régler des starting-blocks.
Quelles sont les origines de Samuel Vessat ?
Samuel Vessat est né le 1er mai 2002 et a grandi à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, au nord de Paris. Il court sous les couleurs de la France, licencié au Saint-Denis Émotion. Son père a été basketteur professionnel, notamment en Espagne. Au-delà de ça, rien de public ne documente ses parents.
Cette section s’arrête là volontairement.
La requête « samuel vessat origine parents » revient chaque mois dans les statistiques de recherche de ce site, et la réponse honnête est qu’aucune source identifiable ne la traite. Vessat n’a rien déclaré là-dessus dans les entretiens accessibles, sa page Wikipédia n’en dit rien, sa fiche fédérale non plus. Nous n’allons pas déduire une origine d’un patronyme ou d’une photo. Ce qui est établi tient dans une phrase qu’il a donnée au magazine de son université : « Mon père était basketteur, donc j’ai grandi dans une famille de basket. » Il a commencé le ballon à 3 ans, et son père a joué en Espagne, toujours d’après le même entretien.
Voilà l’origine dont on peut parler sans rien inventer : une origine sportive, dans un département où le basket se transmet.
Le parcours basket de Samuel Vessat, de Levallois à la NCAA
Levallois d’abord, où il est encadré par Ron Stewart. Le Républicain Sportif décrit ensuite un parcours dispersé : Paris Jean-Bouin, un séjour en Géorgie à l’adolescence, La Courneuve, Aix-Maurienne en U18, puis la Suisse au Chêne Basket Genève, que confirme sa fiche Eurobasket. Une bourse à Vanier, à Montréal, tombe au moment de la pandémie. À ce stade, l’objectif est la NBA, et Vessat expliquera plus tard au magazine de Purdue pourquoi il a visé les États-Unis : « En France, il est difficile de concilier sport de haut niveau et études universitaires. » Il passe par TUS Midwest, à Limerick en Irlande, puis débarque en Floride en frappant aux portes des universités, Georgia Tech et Georgia State comprises, avant que les questions de visa ne le retiennent six mois.
Edward Waters University, à Jacksonville, lui accorde une bourse de basket en 2023. Le programme joue en NCAA Division II, un étage sous l’élite universitaire, là où la route vers la NBA se referme pour l’immense majorité des joueurs. Sa saison 2023-2024 tient en quelques lignes : 22 matchs, 3,3 points et 3,4 rebonds de moyenne, 52,5 % à deux points, un sommet à 15 points contre Lane College le 4 janvier 2024. Des statistiques de joueur de rotation.
Comment un basketteur devient sprinteur à 22 ans
Au départ, la piste n’est qu’un outil. Vessat court avec l’équipe d’athlétisme d’Edward Waters comme d’autres joueurs font de la préparation physique hors saison, pour entretenir la vitesse pendant que le basket tourne au ralenti. Puis la saison de basket se termine, et il reste sur la piste. Sa première course de 400 m tient de l’anecdote : il ne sait pas régler les starting-blocks, il court 49 secondes quand même, et le staff d’Edward Waters retient le chrono, raconte le magazine de Purdue.
En 2024, à 22 ans, il bascule pour de bon. Il se licencie au Saint-Denis Émotion, où l’entraîne Alioune Ndiaye, puis rejoint Purdue University, dans l’Indiana, avant la saison en salle 2026. Reste que le métier n’est pas le même. Un basketteur partage la charge avec quatre coéquipiers pendant quarante minutes et peut disparaître dix minutes sans que personne le remarque. Sur 400 m, il n’y a ni relais ni banc. Vessat a fait ce saut avec moins de deux ans de piste derrière lui, ce que sa progression rend difficile à croire quand on aligne les chronos.
Les records et résultats de Samuel Vessat
| Date | Compétition | Perf. | Résultat |
|---|---|---|---|
| 27 févr. 2026 | Big Ten en salle (séries), Indianapolis | 45”38 | Record de France en salle |
| 28 févr. 2026 | Big Ten en salle (finale), Indianapolis | 46”05 | 5e |
| 14 mars 2026 | Championnats NCAA en salle, Fayetteville | 45”30 | 6e, record de France en salle |
| 12 juin 2026 | Championnats NCAA, Eugene | 44”47 | 4e, record de Purdue |
| 26 juil. 2026 | Championnats de France, Albi | 44”24 | Champion de France, record de France |
Le 45”38 des séries d’Indianapolis a fait tomber les 45”54 que Leslie Djhone détenait depuis les Championnats d’Europe en salle de 2011. Le lendemain, en finale, Vessat n’a repris que la cinquième place en 46”05, ce qui dit assez ce que coûtent deux courses de ce calibre en vingt-quatre heures quand on découvre le métier. Quinze jours plus tard, à Fayetteville, il a repris son propre record avec 45”30 et pris la sixième place des Championnats NCAA en salle. En plein air, la montée a été plus brutale encore : quatrième des Championnats NCAA à Eugene le 12 juin en 44”47, il s’installe à un centième du record de France, et relaie le même jour Purdue à la quatrième place du 4x400 m en 3’00”56, avec un tour lancé en 44”02.
Puis vient Albi, le 26 juillet. 44”24, titre national, et les 44”46 de Djhone, datés des demi-finales des Mondiaux d’Osaka 2007, qui sautent enfin.
Vessat n’a pas vu le chrono. Sorti de piste pour préparer la finale du 200 m qui suivait quelques minutes plus tard, il a appris la nouvelle en zone mixte : « Je n’étais pas au courant. » Trois coureurs sont passés sous les 45 secondes dans cette finale, ce qui donne la mesure du niveau de la course.
Samuel Vessat en 2026 : Purdue, l’équipe de France, Birmingham
Au 1er août 2026, Vessat est champion de France du 400 m, recordman national en salle et en plein air, quatrième performeur européen de tous les temps sur la distance. Sa saison universitaire lui a valu deux titres de First Team All-American la même année, en salle et en plein air, ce que Purdue n’avait plus vu depuis 2019. La suite est datée : il figure dans la sélection de 80 athlètes retenue par la Fédération française pour les Championnats d’Europe de Birmingham, du 10 au 16 août 2026, aux côtés de Muhammad Abdallah Kounta et Yann Spillmann sur 400 m. Ce sera sa première compétition internationale en équipe de France senior. Sur les Jeux de 2028, il a dit lui-même que c’était « un objectif », ce qui reste une intention et pas un pronostic.
Ce portrait sera mis à jour après Birmingham. Si une information vous paraît fausse ou datée, elle l’est peut-être : les chronos de Samuel Vessat ont bougé quatre fois en six mois.
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